Janvier 2026
TABLE DES MATIÈRES
1. Introduction et contexte du marché
2. Stratégies d’actions canadiennes
3. Stratégies d’actions américaines
4. Stratégies d’actions internationales et mondiales
5. Stratégies équilibrées
6. Stratégies de revenu fixe
7. Positionnement des portefeuilles
8. Rôles des stratégies au sein d’un portefeuille
1. INTRODUCTION ET CONTEXTE DU MARCHÉ
Les marchés boursiers mondiaux ont dans l’ensemble enregistré des résultats positifs au quatrième trimestre de 2025, soutenus par l’assouplissement des politiques monétaires et la résilience des bénéfices des entreprises. Les grandes banques centrales ont adopté une attitude plus accommodante, améliorant ainsi la confiance des investisseurs, tandis que les bénéfices des entreprises se sont révélés plus résistants que prévu. Néanmoins, les rendements ont été très variables. Ils ont fortement différé en fonction des régions, des secteurs et des styles de placement, les investisseurs ayant réévalué les valorisations et la pérennité de la croissance.
Cet environnement a récompensé la diversification et la discipline. Bien que les indices boursiers globaux aient laissé entrevoir des perspectives positives, l’importante dispersion sous-jacente était évidente. Certaines régions et certains types d’action ont bénéficié du regain d’intérêt pour la stabilité et les dividendes, tandis que les secteurs de croissance à valorisation élevée ont fait l’objet d’une vigilance accrue. Au cours du dernier trimestre, les stratégies de Pembroke ont reflété ces courants contrastés, avec des résultats variables selon les zones géographiques et les mandats, sans pour autant s’écarter de leurs objectifs à long terme.
2. STRATÉGIES D’ACTIONS CANADIENNES
Les marchés boursiers canadiens ont affiché des résultats modestes et inégaux au quatrième trimestre, reflétant à la fois l’assouplissement de la politique monétaire, des données économiques mitigées et la divergence persistante entre les secteurs et les stratégies d’investissement. Bien que la baisse des taux d’intérêt ait quelque peu soutenu les valorisations boursières, les investisseurs sont restés sélectifs, privilégiant les entreprises affichant des flux de trésorerie clairs, des bilans solides et des dividendes stables. Les secteurs du marché canadien axés sur la croissance ont fait l’objet d’une surveillance supérieure, en particulier lorsque les valorisations élevées laissaient peu de place aux déceptions.
Dans ce contexte, les stratégies d’actions canadiennes de Pembroke ont produit des résultats mitigés, mais dans l’ensemble résilients en termes absolus. Les rendements des différents mandats ont varié entre des rendements positifs élevés à un chiffre et des résultats essentiellement neutres, reflétant à la fois la différence entre les styles et les résultats de la sélection des actions sous-jacentes. Le rendement relatif par rapport aux indices de référence a également varié selon les stratégies, soulignant l’importance des objectifs spécifiques à chaque mandat et de la construction des portefeuilles.
Au cours du trimestre, la stratégie de croissance canadienne de Pembroke a enregistré un rendement absolu positif dans le bas de la fourchette à un chiffre, cela tout étant en deçà de son indice de référence. Les résultats ont été influencés à la fois par la sélection des actions et la répartition sectorielle, les défis étant particulièrement évidents dans les secteurs des technologies de l’information et de la finance. Cette sous-performance relative s’est avérée plutôt due à des omissions qu’à des choix, car certaines composantes de l’indice de référence ne figurant pas dans le portefeuille ont enregistré de solides résultats au cours de la période. Cet effet a été partiellement compensé par une meilleure sélection des actions dans le secteur industriel.
De son côté, la stratégie toutes capitalisations de Pembroke a enregistré un rendement absolu à peu près neutre et a été à la traîne de son indice de référence. La répartition sectorielle et la sélection des titres ont nui aux résultats relatifs, le secteur industriel étant la principale source de sous-performance. Au sein de ce secteur, les contributions négatives ont été le résultat à la fois de la répartition des allocations et du rendement relatif plus faible de certains titres.
En parallèle, la stratégie de croissance des dividendes de Pembroke a généré des rendements absolus positifs dans le haut de la fourchette à un chiffre et a dépassé son indice de référence. Ce résultat s’explique par une sélection solide des titres, en particulier dans les secteurs de l’industrie et des services de communication, ce qui a compensé une sélection moins judicieuse dans le secteur financier et une allocation sectorielle moins favorable. La stratégie a aussi tiré parti du regain d’intérêt du marché pour les titres à revenu et la stabilité.
3. STRATÉGIES D’ACTIONS AMÉRICAINES
Les marchés boursiers américains ont connu une volatilité accrue au cours du quatrième trimestre de 2025, les investisseurs réagissant à l’évolution des prévisions concernant les taux d’intérêt, l’indépendance de la politique monétaire et la durabilité de la croissance économique. Alors que la Réserve fédérale américaine a procédé à de nouvelles baisses de taux, les rendements obligataires à long terme ont augmenté, contribuant à une courbe de rendement plus prononcée et à une pression renouvelée sur les valorisations boursières, en particulier dans les segments du marché axés sur la croissance. Le leadership sur le marché s’est quant à lui révélé étroit et instable, les investisseurs se détournant progressivement au fil du trimestre des secteurs plus cycliques et sensibles à la conjoncture économique.
Dans ce contexte, les stratégies d’actions américaines de Pembroke ont dû composer avec un environnement difficile. Les deux stratégies ont enregistré des rendements absolus négatifs au cours du trimestre, avec des baisses comprises entre le milieu et le haut de la fourchette à un chiffre. Le rendement relatif a également été inférieur aux indices de référence, reflétant à la fois des vents contraires liés à la conjoncture macroéconomique et des facteurs spécifiques aux portefeuilles.
La stratégie de croissance américaine de Pembroke a enregistré une baisse absolue au milieu de la fourchette à un chiffre. Le rendement a été affecté négativement à la fois par l’allocation sectorielle et la sélection des titres, le facteur le plus défavorable étant la sélection des titres dans le secteur industriel. Plusieurs titres ont par ailleurs enregistré des rendements inférieurs à la moyenne alors que les investisseurs réduisaient leur exposition aux sociétés de croissance cycliques, amplifiant ainsi la sous-performance générale de la stratégie par rapport à l’indice de référence.
De même, la stratégie concentrée de Pembroke* a enregistré une baisse dans le haut de la fourchette à un chiffre et a nettement été à la traîne de son indice de référence. Comme pour la stratégie de croissance américaine, l’allocation sectorielle et la sélection des titres ont nui aux résultats, le secteur industriel étant, là encore, la principale source de faiblesse. La nature plus ciblée de la stratégie a aussi augmenté l’impact des résultats liés à certains titres au cours d’un trimestre marqué par de fortes rotations et un nombre limité de zones de compensation.
*Aussi connue sous le nom de stratégie Pembroke Select
4. STRATÉGIES D’ACTIONS INTERNATIONALES ET MONDIALES
Au cours du trimestre, les stratégies d’actions internationales et mondiales de Pembroke ont enregistré des baisses comprises entre le bas et le milieu de la fourchette à un chiffre. Elles ont généralement affiché un rendement inférieur à celui de leurs indices de référence. Les stratégies internationales axées sur les petites capitalisations ont été particulièrement touchées, les plus petites sociétés ayant été distancées par leurs homologues plus importantes dans de nombreuses régions.
Comme pour les stratégies américaines, la sélection des titres a été le principal facteur à l’origine de la sous-performance relative. Les positions dans les secteurs de l’industrie, des technologies de l’information et de la santé ont le plus pesé sur les résultats, reflétant à la fois des évolutions spécifiques aux entreprises et des tendances économiques régionales changeantes. Les allocations sectorielles, de leur côté, ont eu un impact dans l’ensemble plus modeste. Bien que les résultats à court terme aient été difficiles, les portefeuilles restent délibérément diversifiés afin d’atténuer l’impact d’un titre ou d’un thème particulier, ce qui correspond à un horizon d’investissement à long terme.
5. STRATÉGIES ÉQUILIBRÉES
Les stratégies équilibrées de Pembroke ont produit des résultats positifs au cours du trimestre, démontrant les avantages de la diversification à travers différentes catégories d’actifs.
La stratégie équilibrée canadienne de Pembroke a enregistré des rendements positifs dans le milieu de la fourchette à un chiffre et a surpassé son indice de référence, principalement grâce à une sélection judicieuse des titres. Les actions ont été le principal facteur contribuant au rendement absolu et relatif, grâce notamment à la vigueur marquée de certains titres dans les secteurs des services de communication et de l’industrie. Bien que modestes en termes absolus, les rendements des titres à revenu fixe ont contribué au rendement relatif en raison du positionnement du portefeuille par rapport à l’indice de référence. Si la répartition sectorielle a constitué un léger frein, notamment dans le secteur des matériaux, son incidence a été largement compensée par une sélection efficace des titres dans l’ensemble du portefeuille.
La stratégie équilibrée mondiale de Pembroke a, quant à elle, généré des rendements positifs dans le bas de la fourchette à un chiffre, tout en restant à la traîne de son indice de référence. Les titres à revenu fixe ont contribué positivement au rendement relatif. Cependant, cet apport a été plus que contrebalancé par la contribution négative des actions dans toutes les régions. Cette sous-performance reflète à la fois une sélection négative des titres et une allocation sectorielle défavorable au sein des actions.
6. STRATÉGIES DE REVENU FIXE
Au cours du trimestre, les marchés obligataires ont réagi positivement à la troisième baisse en 2025 des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine, ainsi qu’aux indications selon lesquelles l’assouplissement pourrait se poursuivre en 2026. Les rendements des obligations d’État à court terme ont baissé, tandis que ceux à long terme ont augmenté, ce qui a induit une courbe de rendement plus prononcée. Au Canada, dans un contexte de tensions commerciales accrues avec les États-Unis, la Banque du Canada a réduit son taux au jour le jour à 2,25%. Quant aux anticipations d’inflation, elles ont légèrement augmenté à mesure que les effets des baisses de l’année écoulée s’estompaient.
Les écarts de crédit sont pour leur part restés faibles, limitant les bénéfices d’une prise de risque de crédit additionnelle. Bien que les obligations de sociétés aient bénéficié du resserrement des écarts, cet environnement a renforcé l’approche prudente et sélective de l’exposition au crédit de toutes les stratégies à revenu fixe de Pembroke.
La stratégie d’obligations de sociétés de Pembroke a légèrement reculé en termes absolus, affichant un rendement inférieur à celui de son indice de référence. Le rendement relatif a été freiné par une allocation aux obligations du gouvernement fédéral et une sous-pondération des titres de sociétés durant une période de resserrement des écarts. Parmi les facteurs positifs, citons certains titres de créance à recours limité et des titres à haut rendement bien structurés, ainsi qu’une durée inférieure à celle de l’indice de référence qui s’est avérée avantageuse lorsque la courbe des taux s’est accentuée.
La stratégie garde une posture conservatrice, avec une allocation importante en titres de haute qualité et en instruments garantis par l’État. La liquidité élevée offre la flexibilité nécessaire pour financer de futures occasions de crédit à mesure que les valorisations évoluent.
La stratégie obligataire canadienne de Pembroke est demeurée pratiquement neutre et a enregistré un rendement légèrement inférieur à celui de son indice de référence. Le rendement relatif a été affecté par l’allocation en titres gouvernementaux et la sous-pondération des obligations de sociétés, celles-ci ayant obtenu de meilleurs résultats dans un contexte de resserrement des écarts. Du côté positif, certains instruments de crédit structurés de haute qualité ont apporté une contribution notable, et une durée légèrement inférieure à celle de l’indice de référence a soutenu les résultats relatifs pendant l’accentuation de la courbe des taux.
Compte tenu des écarts de rendement historiquement faibles des obligations de sociétés, la stratégie continue de mettre l’accent sur la préservation du capital et la liquidité, en maintenant une position prudente. Les titres gouvernementaux de haute qualité et ceux garantis par l’État restent les principaux actifs, ce qui contribue à la gestion des risques et à la flexibilité.
7. POSITIONNEMENT DES PORTEFEUILLES
Dans l’ensemble, le comportement des portefeuilles a été largement conforme aux attentes, compte tenu des conditions de marché observées au cours du trimestre. Un positionnement neutre s’est avéré approprié dans un contexte d’assouplissement de la politique monétaire et de croissance régulière des bénéfices. Cependant, certaines positions cycliques ont sous-performé davantage que prévu, ce qui souligne le caractère imprévisible des mouvements à court terme des marchés.
Ces résultats renforcent notre volonté de maintenir notre discipline et d’éviter d’effectuer des changements réactifs basés sur des facteurs à brève échéance. Il est inévitable qu’il y ait parfois des divergences entre les attentes et les résultats, c’est pourquoi nous continuons à nous concentrer sur l’évaluation de la validité de la thèse d’investissement sous-jacente de chaque titre, cela en fonction des objectifs à long terme.
8. RÔLES DES STRATÉGIES AU SEIN D’UN PORTEFEUILLE
Chaque stratégie de Pembroke est conçue pour remplir une fonction spécifique au sein d’un portefeuille diversifié.
Les stratégies d’actions canadiennes peuvent servir comme base d’un portefeuille, offrant une exposition à des entreprises canadiennes et à leur croissance économique nationale et internationale ainsi que, dans de nombreux cas, à un flux de revenus de dividendes fiable. Ces stratégies visent à générer des rendements à long terme en investissant dans des sociétés de grande qualité.
Les stratégies d’actions américaines élargissent l’éventail des occasions en donnant accès au plus grand marché boursier de la planète. Ces stratégies mettent l’accent sur les entreprises de croissance de qualité et ajoutent à la diversification en offrant une exposition à des secteurs et à des modèles d’affaires moins courants au Canada.
Les stratégies d’actions internationales et mondiales renforcent davantage la diversification en investissant en Europe, en Asie et dans d’autres régions. Elles offrent une exposition à divers cycles économiques et à des tendances de croissance séculaires, ce qui contribue à réduire la dépendance à l’égard d’un seul marché.
Les stratégies équilibrées peuvent aussi être utilisées comme base d’un portefeuille. Elles visent à couvrir la gamme des capitalisations boursières et à assurer une diversification, offrant ainsi une expérience d’investissement plus stable.
Les stratégies à revenu fixe peuvent être utilisées soit pour équilibrer un portefeuille d’actions, soit pour générer des revenus.
Ensemble, ces stratégies sont conçues pour se compléter mutuellement. Elles sont gérées avec la même approche et avec une vision à long terme, cela dans le but d’offrir une croissance disciplinée et soucieuse des risques, le tout en demeurant en phase avec les objectifs financiers des investisseurs.
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Avertissement
Ce rapport a pour but de donner un aperçu de Pembroke et des fonds Pembroke. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tous les titres énumérés aux présentes le sont à des fins d'information uniquement et ne sont pas destinés et ne doivent pas être interprétés comme des conseils en investissement ni comme une recommandation d'acheter ou de vendre un titre particulier. Les informations factuelles proviennent de sources que nous estimons fiables, mais leur exactitude, leur exhaustivité ou leur interprétation ne peuvent être garanties. Pembroke cherche à s'assurer que le contenu de ce document est correct et à jour, mais ne garantit pas que le contenu est exact et complet et n'assume aucune responsabilité à cet égard. Pembroke n'est pas responsable des décisions ou actions prises ou effectuées sur la base des informations contenues dans ce document.