Avril 2026
TABLE DES MATIÈRES
1. Introduction et contexte du marché
2. Stratégies d’actions canadiennes
3. Stratégies d’actions américaines
4. Stratégies d’actions internationales et mondiales
5. Stratégies équilibrées
6. Stratégies de revenu fixe
7. Rôles des stratégies au sein d’un portefeuille
1. INTRODUCTION ET CONTEXTE DU MARCHÉ
Le premier trimestre 2026 s’est déroulé en deux phases distinctes. Les marchés boursiers ont entamé l’année en territoire positif, tandis que les banques centrales semblaient avoir atteint une phase de stabilité monétaire. Ce contexte favorable a pris fin le 28 février, lorsque le déclenchement du conflit au Moyen-Orient a bouleversé la période.
Ce conflit a provoqué un choc mondial sur les prix de l’énergie, ravivé les craintes inflationnistes et entraîné une vague généralisée de réduction des risques sur les marchés boursiers. À la fin du trimestre, cet événement était devenu le fait marquant des trois premiers mois de l’année, affectant les marchés dans toutes les zones géographiques et tous les styles d’investissement.
Les principales banques centrales ont réagi avec prudence plutôt qu’avec des mesures concrètes. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25% lors de ses réunions de janvier et de mars. Dans son communiqué de mars, elle a noté que le conflit avait accru la volatilité des prix de l’énergie, resserré l’environnement financier et augmenté les risques tant pour la croissance que pour l’inflation.
La Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne ont également maintenu leurs taux inchangés, chacune citant le conflit comme une nouvelle source d’incertitude importante. L’orientation de la politique monétaire étant floue, les marchés boursiers ont de leur côté eu du mal à intégrer celle-ci dans leurs cours.
Dans l’ensemble, ce n’est pas la sélection des titres qui a principalement déterminé les rendements trimestriels, mais la composition des indices. Les indices de référence fortement exposés aux secteurs de l’énergie et des matériaux — qui ont profité de la flambée des cours du pétrole — ont enregistré une surperformance. Les stratégies de croissance axées sur la qualité, peu exposées à ces secteurs, ont quant à elles été confrontées à des difficultés structurelles largement indépendantes des activités des entreprises sous-jacentes.
Cette distinction fournit un contexte important pour évaluer les résultats trimestriels des différentes stratégies de Pembroke. Elle souligne également la raison pour laquelle nous continuons d’encourager les investisseurs à se concentrer sur les résultats à long terme plutôt que sur un trimestre donné.
2. STRATÉGIES D’ACTIONS CANADIENNES
L’indice composé de rendement total S&P/TSX a progressé d’environ 3,9% au cours du trimestre. Ce résultat reflète autant la composition de l’indice, fortement orientée vers les ressources, que la bonne santé de l’économie canadienne. Les secteurs de l’énergie et des matériaux ont été les principaux moteurs de la hausse de l’indice de référence, soutenus par l’augmentation des prix des matières premières dans le sillage du conflit au Moyen-Orient.
Les actions liées à l’or ont contribué aux rendements au début du trimestre, et ce, même si l’or a cédé une partie de ses gains en mars, à mesure que la perspective des investisseurs évoluait. En dehors des secteurs liés aux matières premières, les rendements sur l’ensemble du marché canadien ont été globalement neutres, voire négatifs.
Cet effet de composition a constitué un frein pour les stratégies d’actions canadiennes de Pembroke. Nos mandats s’articulent autour d’entreprises en croissance de qualité présentant des avantages concurrentiels durables et des bénéfices prévisibles, des caractéristiques que l’on retrouve plus couramment dans d’autres secteurs que celui de la production de matières premières. Le rendement inférieur des stratégies canadiennes de Pembroke par rapport à l’indice s’explique d’abord par cette différence d’allocation, plutôt que par une quelconque détérioration des sociétés sous-jacentes en portefeuille. La majorité des participations ont en effet continué à afficher des résultats conformes aux attentes, voire supérieurs à celles-ci.
Au cours du trimestre, la stratégie de croissance canadienne de Pembroke a généré un rendement absolu positif dans le bas de la fourchette à un chiffre, mais est demeurée en deçà de son indice de référence. La sous-pondération structurelle de la stratégie dans les secteurs de l’énergie et des matériaux, qui ont ensemble affiché les meilleurs rendements de l’indice, a été le principal facteur à l’origine de cette contre-performance relative. Toutefois, la sélection des titres s’est avérée bénéfique dans les secteurs où la stratégie détient des positions.
L’équipe a légèrement renforcé son exposition au secteur de l’énergie à la fin du trimestre, investissant dans des sociétés qui présentent des fondamentaux attrayants et qui ne dépendent pas de prix élevés des matières premières. De nouvelles positions ont en outre été initiées dans les secteurs des communications, de l’énergie, de la santé et des industries liées à la défense, reflétant l’étendue de la recherche ascendante menée par l’équipe. L’historique de rendement absolu sur plusieurs années de la stratégie reste solide et l’équipe demeure convaincue du potentiel de bénéfices à long terme de ses participations.
Durant le dernier trimestre, la stratégie canadienne toutes capitalisations de Pembroke a enregistré un rendement absolu négatif au milieu de la fourchette à un chiffre et est restée à la traîne de son indice de référence. Comme pour la stratégie de croissance canadienne, le principal facteur ayant contribué à ce rendement inférieur est la sous-pondération des secteurs de l’énergie et des matériaux. Ensemble, ceux-ci ont représenté l’essentiel de la hausse de l’indice de référence.
Le secteur de l’industrie a représenté le domaine de faiblesse relative le plus notable parmi les secteurs ciblés par la stratégie. Le rendement dans ce secteur a reflété une combinaison de la compression des multiples due à des facteurs macroéconomiques et de l’évolution spécifique de certaines sociétés du portefeuille, pour lesquelles la visibilité sur les bénéfices à court terme s’est temporairement réduite. Les équipes de direction de ces sociétés continuent toutefois de maintenir leurs objectifs à moyen terme et les thèses d’investissement restent intactes.
L’équipe a procédé à des ajustements sélectifs au cours du trimestre, notamment en renforçant les positions dans des titres énergétiques offrant des valorisations attrayantes et dans des valeurs défensives, cela afin d’améliorer l’équilibre du portefeuille, quel que soit le scénario. La sous-pondération des technologies de l’information, qui figurait parmi les secteurs les plus faibles de l’indice de référence, a par ailleurs compensé en partie les vents contraires liés aux matières premières.
Au cours du premier trimestre, la stratégie de dividendes et de croissance de Pembroke a quant à elle généré un rendement absolu positif dans le bas de la fourchette à un chiffre, se situant légèrement en deçà de son indice de référence. Ce rendement inférieur par rapport à l’indice s’explique par le même facteur structurel observé dans les autres stratégies canadiennes de Pembroke: une sous-pondération significative des secteurs de l’énergie et des matériaux. Cet effet a été en partie compensé par la sous-pondération de la stratégie dans les technologies de l’information, qui ont enregistré un rendement décevant au cours de la période, ainsi que par une sélection judicieuse des titres dans le secteur industriel.
La conception de la stratégie, axée sur les entreprises génératrices de revenus bénéficiant de positions concurrentielles durables et de profils de flux de trésorerie prévisibles, a assuré une relative stabilité dans un environnement volatil. Sur plusieurs années, le rendement absolu reste supérieur à l’objectif à long terme déclaré de la stratégie, les résultats composés sur trois et cinq ans étant conformes aux principes associés au processus d’investissement. Les nouvelles participations initiées au cours de la période couvraient un large éventail de secteurs, conformément à l’objectif général qui consiste à détenir un ensemble diversifié d’entreprises capables d’augmenter leurs dividendes au fil du temps.
3. STRATÉGIES D’ACTIONS AMÉRICAINES
L’indice de rendement total Russell 2000, exprimé en dollars canadiens, a affiché un résultat positif dans le bas de la fourchette à un chiffre au premier trimestre de 2026. La répartition de ce rendement était toutefois concentrée. Les secteurs de l’énergie et des matériaux ainsi que les secteurs défensifs ont mené le bal, tandis que les segments de l’indice axés sur la croissance, notamment les technologies et les logiciels, ont subi de nouvelles pressions.
Ces pressions reflétaient la combinaison de l’incertitude géopolitique, des craintes de récession et des interrogations persistantes quant aux implications concurrentielles à long terme de l’intelligence artificielle pour les modèles économiques des entreprises du domaine des logiciels. Les facteurs de qualité et de rentabilité, qui offrent en général une certaine protection lors des périodes de tension sur les marchés, n’ont par ailleurs pas fourni un rendement supérieur, le consensus des investisseurs s’étant plutôt orienté vers les actifs tangibles et les expositions défensives.
La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux inchangés lors de ses réunions de janvier et de mars. Elle a reconnu dans son communiqué de mars que les conséquences du conflit au Moyen-Orient pour l’économie américaine étaient incertaines, s’écartant donc du ton plus confiant des trimestres précédents. D’une manière générale, l’environnement s’est avéré difficile pour les gestionnaires actifs axés sur la croissance qui investissent dans l’univers des petites capitalisations américaines.
Durant le trimestre, la stratégie de croissance américaine a enregistré un rendement absolu négatif dans le haut de la fourchette à un chiffre et a largement été à la traîne de son indice de référence. Ce résultat a été influencé par deux facteurs liés. Premièrement, l’orientation de la stratégie vers la croissance a constitué un frein dans un contexte où les secteurs de l’énergie et des matériaux ont généré l’essentiel des rendements de l’indice de référence. La stratégie n’est que très peu exposée à ces deux secteurs.
Deuxièmement, l’exposition résiduelle aux logiciels, une exposition que l’équipe a réduite au cours des derniers trimestres, a continué de peser sur les résultats, les valorisations dans cette catégorie ayant encore reculé. L’équipe a pris des mesures supplémentaires au cours du trimestre pour réduire cette allocation, réaffectant les capitaux vers des entreprises cycliques qu’elle considère comme bénéficiant d’une croissance séculaire. Il s’agit de sociétés disposant de moteurs de croissance structurels dans les marchés finaux de l’industrie, des services de santé et des infrastructures.
L’équipe considère le choc géopolitique actuel comme une perturbation temporaire plutôt que structurelle et les trajectoires de croissance sous-jacentes de ces entreprises cycliques restent intactes. La stratégie a d’ailleurs affiché en général de bons résultats les jours où le climat géopolitique s’est amélioré et où l’appétit pour le risque s’est redressé, ce que l’équipe considère comme un signal favorable quant au positionnement en vue de la reprise.
Au cours de la première période de l’année, la stratégie concentrée de Pembroke* a pour sa part enregistré un rendement absolu négatif dans le bas de la fourchette à un chiffre, surpassant la stratégie de croissance américaine tant sur une base absolue que relative. Ce résultat plus résilient s’explique par le positionnement de la stratégie qui privilégie les titres pour lesquels le degré de conviction est le plus élevé. Les titres les plus fortement pondérés ont en effet fait preuve d’une plus grande stabilité relative. Les positions dans le secteur industriel de base sont celles qui ont le plus contribué à cette différenciation, affichant de bons rendements absolus et relatifs.
Comme pour la stratégie de croissance américaine, l’exposition au secteur des logiciels a constitué un frein et l’équipe a poursuivi son programme de réduction de la pondération de cette catégorie. Des ajouts sélectifs ont en outre été effectués à des positions pour lesquelles la faiblesse récente des cours a créé des points d’entrée intéressants par rapport à l’évaluation de la valeur à long terme faite par l’équipe. Le mandat de la stratégie concentrée — détenir un nombre restreint de titres à fort degré de conviction issus du même ensemble de possibilités que la stratégie de croissance américaine plus large — signifie que les résultats d’un trimestre donné reflètent un ensemble plus limité de facteurs.
*Aussi connue sous le nom de stratégie Pembroke Select
4. STRATÉGIES D’ACTIONS INTERNATIONALES ET MONDIALES
L’indice de rendement total pour l’Europe, l’Australasie et l’Extrême-Orient (MSCI EAFE), exprimé en dollars canadiens, a affiché une tendance largement neutre au cours des premiers mois de 2026. Ce chiffre d’ensemble masque toutefois une dispersion marquée à l’échelle des pays et des secteurs.
Les marchés européens, qui représentent la majeure partie de l’indice, ont été confrontés à des vents contraires liés à la sensibilité de la région aux importations d’énergie et à la combinaison de la hausse des anticipations d’inflation et du ralentissement de la croissance, le tout induit par le conflit au Moyen-Orient. La Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre ont ainsi toutes deux maintenu leurs taux inchangés en mars, soulignant chacune que le conflit avait créé de nouveaux risques à la hausse pour l’inflation et à la baisse pour la croissance.
En revanche, les actions japonaises ont généré des rendements positifs en monnaie locale, soutenues par l’amélioration du climat d’affaires et la poursuite de la politique monétaire accommodante de la Banque du Japon. Le yen s’est négocié à des niveaux historiquement bas par rapport aux principales devises, une dynamique qui a affecté les rendements en dollars canadiens des titres émis en yens. Toutefois, l’équipe considère cette situation comme une occasion à saisir, car une normalisation de la devise finira par s’opérer.
La stratégie de croissance internationale de Pembroke a enregistré un rendement absolu négatif à deux chiffres au cours du trimestre et a été largement dépassée par son indice de référence, le MSCI EAFE. Ce résultat inférieur ne s’explique pas par une détérioration des données fondamentales des sociétés en portefeuille, la majorité d’entre elles ayant publié des résultats conformes aux attentes, voire supérieurs. Il découle plutôt d’une compression généralisée des multiples de valorisation des entreprises axées sur la croissance détenues par la stratégie. Les sociétés exposées aux secteurs des produits de luxe, du conseil en technologie et des logiciels ont en outre subi une décote particulièrement marquée, les investisseurs s’étant tournés vers des expositions liées aux matières premières et défensives.
S’appuyant sur sa confiance à long terme dans le portefeuille, l’équipe a procédé à des ajouts sélectifs au cours du trimestre, consolidant son exposition aux participations présentant la meilleure qualité, tout en se désengageant des positions dont le profil risque/rendement devenait moins intéressant. La stratégie a également augmenté son allocation en actions japonaises à son plus haut niveau depuis sa création, reflétant à la fois la confiance dans les sociétés sous-jacentes et l’opinion selon laquelle le yen, dont le niveau est historiquement bas, offre une source potentielle de rendements supplémentaires au fil du temps.
Dans l’ensemble, les thèses d’investissement pour les sociétés en portefeuille sont demeurées inchangées. L’équipe considère le décalage actuel entre les valorisations et la qualité des entreprises sous-jacentes comme une occasion pour les investisseurs patients et orientés vers le long terme.
La stratégie de croissance mondiale de Pembroke a enregistré un rendement absolu négatif dans le haut de la fourchette à un chiffre au cours du dernier trimestre, affichant une sous-performance significative par rapport à son indice de référence, le MSCI Monde. Ce rendement inférieur s’explique davantage par des facteurs structurels que fondamentaux. Le mandat de la stratégie, axé sur les grandes capitalisations de croissance, comporte une exposition minimale aux secteurs de l’énergie et des matériaux qui ont tiré les rendements de l’indice de référence. En outre, la stratégie est fortement exposée aux trois secteurs qui ont subi les plus fortes baisses de valorisation: les technologies de l’information, la consommation discrétionnaire et la santé. Ensemble, ces secteurs ont représenté la quasi-totalité de l’écart, chacun ayant pesé négativement sur le rendement relatif à hauteur d’environ deux points de pourcentage.
Une compensation partielle est venue des positions dans les secteurs des matériaux et des biens de consommation de base, dont les titres ont respectivement bénéficié du contexte favorable aux matières premières et de la rotation vers les actifs défensifs. Quant aux effets de change, ils ont été légèrement positifs. Dans l’ensemble, la plupart des sociétés du portefeuille ont continué d’afficher des résultats fondamentaux conformes aux attentes, voire supérieurs à celles-ci. L’équipe considère la situation comme la conséquence d’un choc géopolitique temporaire plutôt que celle d’un changement fondamental du potentiel de rendement des titres sous-jacents.
5. STRATÉGIES ÉQUILIBRÉES
Les stratégies équilibrées de Pembroke ont démontré la valeur de la diversification au cours d’un trimestre où les différentes classes d’actifs et zones géographiques ont affiché des résultats inégaux. La combinaison des expositions aux actions, aux titres à revenu fixe et aux actifs réels a atténué la volatilité observée au sein de l’allocation en actions, illustrant le rôle que les mandats équilibrés sont censés jouer dans le portefeuille d’ensemble d’un client.
Au cours des trois premiers mois de 2026, la stratégie canadienne équilibrée de Pembroke a enregistré un rendement absolu positif dans le bas de la fourchette à un chiffre, se situant légèrement derrière son indice de référence composite. L’allocation en actions a été le principal moteur du rendement absolu, bénéficiant de la résilience des titres privilégiant les dividendes. Ces titres ont généré un résultat positif malgré les vents contraires généralisés auxquels ont été confrontées les entreprises de croissance de qualité. La part en titres à revenu fixe a également eu un effet stabilisateur, l’exposition aux obligations gouvernementales offrant une protection contre l’élargissement des écarts de crédit observé au cours de la période.
Le léger retrait par rapport à l’indice de référence reflète la dynamique structurelle notée pour toutes les stratégies d’actions canadiennes de Pembroke: une sous-pondération des secteurs de l’énergie et des matériaux, qui ont été les principaux contributeurs du rendement de l’indice de référence. Ce phénomène a été partiellement compensé par les caractéristiques défensives de l’allocation en titres à revenus fixes.
Durant le premier trimestre de l’année, la stratégie mondiale équilibrée de Pembroke a enregistré un rendement absolu négatif dans le bas de la fourchette à un chiffre. Sur un plan relatif, ce rendement a été légèrement inférieur à celui de son indice de référence composite qui a, lui, affiché un gain d’environ 0,3% en dollars canadiens. Il s’agit là d’une conséquence du contexte difficile auquel ont été confrontées les participations sous-jacentes en actions de la stratégie, et ce, dans toutes les zones géographiques. Cet effet a par ailleurs été partiellement compensé par l’influence stabilisatrice des allocations en titres à revenu fixe et en actifs réels.
La portion de l’indice de référence composite associée à l’indice de rendement total tous pays MSCI a légèrement reculé en dollars canadiens au cours du trimestre. La portion associée aux obligations canadiennes est quant à elle restée à peu près stable, en phase avec le maintien des taux d’intérêt par la Banque du Canada. Enfin, l’allocation en or de la stratégie a affiché un bon rendement au début du trimestre, les investisseurs recherchant la protection offerte par les actifs tangibles, ce qui a contribué positivement à la résilience relative du portefeuille.
Au cours de la plus récente période, la stratégie d’actions mondiale de Pembroke a enregistré un rendement absolu négatif dans le bas de la fourchette à un chiffre et est restée à la traîne de son indice de référence composite. Cette stratégie est mise en œuvre à travers une combinaison de stratégies d’actions de Pembroke, associée à des expositions passives complémentaires aux indices canadiens, américains, internationaux et des marchés émergents. Son rendement résulte donc de l’agrégation des facteurs évoqués ailleurs dans ce commentaire.
Les principales sources du rendement relatif inférieur à celui de l’indice de référence ont été les allocations dans les mandats axés sur la croissance de Pembroke, notamment les stratégies de croissance internationale, de croissance mondiale et américaine. Chacune de ces stratégies a enregistré un rendement moindre que son indice de référence respectif pour les raisons exposées dans les sections précédentes. Ces résultats ont été compensés en partie par l’allocation à la stratégie de dividendes et de croissance de Pembroke, qui a généré un rendement absolu positif. Les allocations passives de la stratégie aux indices S&P/TSX 60, MSCI EAFE et marchés émergents MSCI ont également généré des rendements positifs en dollars canadiens.
6. STRATÉGIES DE REVENU FIXE
Les marchés obligataires mondiaux ont connu un trimestre difficile, le conflit au Moyen-Orient ayant introduit une nouvelle série de risques pour les investisseurs dans les titres à revenu fixe. Le blocus du détroit d’Ormuz a entraîné une forte hausse des prix du pétrole brut, suscitant des inquiétudes tant au sujet de l’inflation que de la croissance économique. Le recul le plus marqué a concerné les rendements à brève échéance, reflétant l’affaiblissement des anticipations de baisses à court terme des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine.
Le président de celle-ci a par ailleurs indiqué que la banque centrale était encline à maintenir ses taux inchangés et à ne pas tenir compte du choc énergétique, tout en avertissant qu’elle pourrait devoir agir si la hausse des prix commençait à modifier les anticipations du public en matière d’inflation future. Quant à la Banque du Canada, elle a maintenu son taux au jour le jour à 2,25% lors de sa réunion de mars. La banque centrale a noté que les conditions financières s’étaient resserrées en raison de la hausse des rendements obligataires, de la baisse des cours boursiers et de l’élargissement des écarts de crédit. L’inflation au Canada devrait également augmenter à cause de la hausse du prix de l’essence due au conflit.
Au cours du trimestre, la stratégie d’obligations de sociétés de Pembroke a enregistré un rendement absolu légèrement négatif et a sous-performé modestement son indice de référence. Le rendement a été soutenu par les positions en actions de la stratégie dans certaines sociétés. Ces positions acquises à la suite de restructurations de dette antérieures ont en effet apporté une contribution positive. L’importante allocation du portefeuille aux obligations gouvernementales a aussi surpassé le rendement des titres de créance d’entreprises et a offert une protection significative dans un contexte où les écarts de crédit se sont globalement creusés. De plus, certaines notes de capital à recours limité ont contribué au rendement à l’approche de leur première date de rachat ou de révision.
La performance inférieure à celle de l’indice de référence s’explique principalement par une position à haut rendement dans le secteur des transports, où la volatilité accrue et l’élargissement des écarts ont entraîné des baisses de prix notables. Une durée plus courte que celle de l’indice de référence et une sous-pondération des obligations à long terme ont par ailleurs contribué modestement à la performance relative alors que les rendements augmentaient.
La stratégie conserve un positionnement prudent, la majorité des actifs étant investis dans des titres de haute qualité et de qualité investissement, notamment une allocation significative à des titres hypothécaires garantis en vertu de la Loi nationale sur l’habitation. La durée reste inférieure à la moyenne de l’indice de référence et le portefeuille maintient une exposition sélective à des émissions à haut rendement bien structurées qui sont attrayantes d’un point de vue ajusté au risque. Comme elle dispose d’une liquidité abondante, la stratégie est en bonne position pour tirer parti de futures occasions de crédit à mesure qu’elles se présenteront.
La stratégie d’obligations canadienne de Pembroke a enregistré un rendement absolu légèrement positif au cours du premier trimestre, tout en demeurant un peu en retrait de son indice de référence. Les taux d’intérêt ont augmenté au cours de la période et, bien que la stratégie ait maintenu une durée neutre par rapport à la moyenne de l’indice de référence, une modeste surpondération dans les obligations à long terme a eu un impact négatif sur le rendement. Les principaux facteurs ayant pesé sur les résultats ont été les positions à long terme dans le secteur des services publics réglementés dont les prix ont souffert de la hausse des rendements et de l’élargissement des écarts. La performance a par ailleurs bénéficié d’une position dans une note de capital à recours limité émise par une grande compagnie d’assurance canadienne qui a connu un resserrement des écarts. Cette position ne fait pas partie de l’indice de référence et a contribué positivement au rendement relatif.
La durée a terminé le trimestre au même point que la moyenne de l’indice de référence et la stratégie reste positionnée de manière prudente, étant donné que les écarts des obligations d’entreprises se situent en dessous des moyennes historiques. L’accent est mis sur des actifs liquides de haute qualité, notamment des obligations gouvernementales notées AAA et des titres hypothécaires garantis en vertu de la Loi nationale sur l’habitation. Ces actifs sont de nature défensive et offrent de la flexibilité pour financer de futures occasions en matière de crédit.
7. POSITIONNEMENT DES PORTEFEUILLES
Chaque stratégie de Pembroke est conçue pour remplir une fonction spécifique au sein d’un portefeuille diversifié.
Les stratégies d’actions canadiennes peuvent servir comme base d’un portefeuille, offrant une exposition à des entreprises canadiennes et à leur croissance économique nationale et internationale ainsi que, dans de nombreux cas, à un flux de revenus de dividendes fiable. Ces stratégies visent à générer des rendements à long terme en investissant dans des sociétés de grande qualité.
Les stratégies d’actions américaines élargissent l’éventail des occasions en donnant accès au plus grand marché boursier de la planète. Ces stratégies mettent l’accent sur les entreprises de croissance de qualité et ajoutent à la diversification en offrant une exposition à des secteurs et à des modèles d’affaires moins courants au Canada.
Les stratégies d’actions internationales et mondiales renforcent davantage la diversification en investissant en Europe, en Asie et dans d’autres régions. Elles offrent une exposition à divers cycles économiques et à des tendances de croissance séculaires, ce qui contribue à réduire la dépendance à l’égard d’un seul marché.
Les stratégies équilibrées peuvent aussi être utilisées comme base d’un portefeuille. Elles visent à couvrir la gamme des capitalisations boursières et à assurer une diversification, offrant ainsi une expérience d’investissement plus stable.
Les stratégies à revenu fixe peuvent être utilisées soit pour équilibrer un portefeuille d’actions, soit pour générer des revenus.
Ensemble, ces stratégies sont conçues pour se compléter mutuellement. Elles sont gérées avec la même approche et avec une vision à long terme, cela dans le but d’offrir une croissance disciplinée et soucieuse des risques, le tout en demeurant en phase avec les objectifs financiers des investisseurs.
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Avertissement
Ce rapport a pour but de donner un aperçu de Pembroke et des fonds Pembroke. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tous les titres énumérés aux présentes le sont à des fins d'information uniquement et ne sont pas destinés et ne doivent pas être interprétés comme des conseils en investissement ni comme une recommandation d'acheter ou de vendre un titre particulier. Les informations factuelles proviennent de sources que nous estimons fiables, mais leur exactitude, leur exhaustivité ou leur interprétation ne peuvent être garanties. Pembroke cherche à s'assurer que le contenu de ce document est correct et à jour, mais ne garantit pas que le contenu est exact et complet et n'assume aucune responsabilité à cet égard. Pembroke n'est pas responsable des décisions ou actions prises ou effectuées sur la base des informations contenues dans ce document.