Le point sur les marchés : la dernière semaine de février 2020

Que s’est-il passé? Quelles mesures prenons-nous? Que devraient faire nos clients?

Que s’est-il passé?

Au cours de la dernière semaine de février (plus particulièrement au cours des sept derniers jours de négociation en bourse), les marchés boursiers mondiaux ont nettement reculé. Les indices de référence ont perdu plus de 3 % quotidiennement, et ce, pendant plusieurs jours consécutifs. À l’échelle mondiale, la capitalisation boursière est passée de plus de 118 milliards de dollars canadiens à un peu plus de 111 milliards de dollars canadiens1.

Quel est l’avis de Pembroke et quelles mesures sont prises?

Avant l’éclosion de COVID-19, le maintien de la croissance de l’économie mondiale était incertain. Les banques centrales tentaient de neutraliser l’impact des tarifs douaniers, de la diminution des importations et des exportations ainsi que le ralentissement de la production manufacturière, tandis que le taux d’emploi et la consommation demeuraient plutôt robustes. Les marchés boursiers ont continué de prendre de la valeur en janvier et les valorisations boursières dans certains secteurs et certains marchés ont atteint des niveaux élevés comparativement aux valeurs historiques, et ce, même si les marchés obligataires et le prix de l’or commençaient à indiquer une certaine aversion au risque de la part des investisseurs. Compte tenu du contexte imprévisible de ce marché baissier, l’équipe d’investissement de Pembroke a adopté plusieurs mesures.

En ce qui concerne nos mandats de croissance américains et canadiens, en janvier et février, nous avons continué de réduire les placements dont le cours de l’action était égal ou supérieur aux prix cibles et nous avons redistribué le capital vers d’autres placements du portefeuille de qualité supérieure dont les cours étaient inférieurs aux prix cibles. En ce qui concerne Le Fonds Équilibré Mondial GBC, le comité de placement de Pembroke s’est réuni les 22 et 27 janvier et a convenu de procéder à un changement tactique dans la répartition de l’actif. Concrètement, nous avons réduit notre exposition aux actions et augmenté notre exposition aux obligations et à la trésorerie, tout en demeurant à l’intérieur des limites permises. Outre nos recherches habituelles sur les actions, nous surveillons de près l’évolution du COVID-19. Nos analystes dans le domaine de la santé écoutent les conseils des experts et lisent les études et les articles pertinents sur le sujet. Nous continuons de surveiller les conséquences économiques potentielles du virus.

L’épidémie de COVID-19 influence directement les dépenses des consommateurs, menaçant le principal moteur de la croissance économique. Alors que la population fait face à des restrictions de circulation, des délais de voyages et évite les espaces publiques, la pression sur les dépenses de consommation va persister. Il est encore trop tôt pour déterminer l’ampleur des conséquences du virus sur le commerce international, celles-ci se font néanmoins déjà ressentir : fermetures d’usines en Chine, retards ou pénuries de certains biens manufacturés, baisse des exportations par voie maritime ou aérienne, et diminution de la demande de carburants. Il est impossible de prévoir si cette situation perdurera pendant des semaines, des mois, ou des trimestres.

À court terme, cette situation met en péril la croissance des bénéfices futurs des entreprises. Plus l’incertitude et la baisse des déplacements et du commerce persistent, plus l’impact sur les bénéfices futurs se fera sentir. Les entreprises fragiles, en particulier celles qui sont lourdement endettées, pourraient se retrouver en situation précaire. En revanche, les entreprises solides, surtout celles qui n’ont pas de dette, augmenteront leurs parts de marché et seront bien positionnées pour acquérir des compétiteurs. Les compagnies dans lesquelles Pembroke investit ont de faible niveau d’endettement et bon nombre d’entre elles ont une trésorerie nette positive; elles sont donc bien placées pour faire des acquisitions. Nous tirerons parti de toute faiblesse du marché pour accroître nos investissements dans les sociétés les plus solides financièrement ou dans de nouvelles entreprises. À long-terme, les conséquences et les risques liés au coronavirus, notamment dans les pays développés dotés de systèmes de santé robustes, sont inconnus. De plus, même si les activités économiques ralentissent en raison des mesures prises par les entreprises et les particuliers afin de réduire le risque de contamination, beaucoup de projets d’achat ne seront pas abandonnés, mais plutôt reportés. Par exemple, durant une panique due à une crise sanitaire, un acheteur peut renoncer à l’achat immédiat d’une nouvelle voiture, tout en demeurant un acheteur potentiel dans le futur. En matière de placements, nous ne consacrons pas de temps à tenter de deviner le moment où les marchés atteindront leur creux. Les marchés réagiront-ils favorablement aux politiques monétaires ou budgétaires adoptées par les gouvernements afin d’atténuer l’impact du virus? Vont-ils rebondir si la propagation du virus commence à ralentir ou si un vaccin est introduit?

Étant donné que nous ne pouvons pas prédire les fluctuations du marché à court terme, nous nous concentrons sur la qualité et la valorisation des sociétés que nous détenons, ainsi que sur les occasions qu’offre la volatilité à court terme afin d’investir davantage dans nos placements actuels ou dans de nouvelles entreprises. Les fluctuations quotidiennes du marché nous font parfois oublier que les actions que nous détenons représentent notre participation dans des entreprises réelles, que nous avons sélectionnées pour la solidité de leur position concurrentielle et leur potentiel de croissance à long terme. Si les actions ne se transigeaient pas à chaque jour, nous pourrions nous concentrer davantage sur les caractéristiques fondamentales de ces entreprises, plutôt que sur l’évolution quotidienne du cours de l’action, qui peut aussi bien refléter une inquiétude à court terme qu’un plein potentiel à long terme.

Que devraient faire les clients de Pembroke?

Nous communiquons actuellement avec nos clients pour les aider à prendre des décisions adaptées à leur situation particulière. Notre philosophie en matière de placements et de création de richesse demeure la même : diversification, vision à long terme et rééquilibrage, plutôt que l’anticipation des mouvements du marché. Nous déconseillons à nos clients d’anticiper les mouvements du marché, car le risque d’acheter les actions à un prix très élevé et de les vendre à un prix très bas est considérable. Nous ne tentons pas de prévoir le moment où le marché atteindra un sommet ou un creux, et nous conseillons à nos clients de ne pas se prêter à cet exercice. En revanche, nous les encourageons à élaborer un plan adéquat de répartition d’actifs qui tienne compte de la diversification par catégorie d’actif, par région et par facteur (par exemple, des actions de société à petite et à grande capitalisation). Nous encourageons aussi un rééquilibrage qui implique une redistribution disciplinée du capital afin de maintenir la répartition cible du portefeuille.

Communiquez avec votre représentant de Gestion Privée de Placement Pembroke Ltée dès aujourd’hui si vous souhaitez revoir votre portefeuille ou votre répartition d’actif actuelle ou discuter d’un rééquilibrage à l’aide des outils et des services que nous mettons à votre disposition.

Pour de plus amples informations sur le coronavirus (COVID-19) et sur la façon de vous protéger, nous vous invitons à consulter les sources officielles , comme l’Organisation mondiale de la santé, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, ou des États-Unis ou le gouvernement du Canada.

Date de publication : le 2 mars 2020


1Source : Bloomberg